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Prélèvement kilométrique – nouveaux tarifs au 1er juillet 2026

Le prélèvement kilométrique s'applique aux véhicules destinés ou utilisés pour le transport de marchandises dont la masse maximale autorisée (MMA) dépasse 3,5 tonnes. Le montant dû dépend du nombre de kilomètres parcourus sur les routes soumises au prélèvement ainsi que de plusieurs caractéristiques du véhicule.

Prélèvement kilométrique – nouveaux tarifs au 1er juillet 2026

Le prélèvement kilométrique s'applique aux véhicules destinés ou utilisés pour le transport de marchandises dont la masse maximale autorisée (MMA) dépasse 3,5 tonnes. Le montant dû dépend du nombre de kilomètres parcourus sur les routes soumises au prélèvement ainsi que de plusieurs caractéristiques du véhicule.

21/08/2026

À partir du 1er juillet 2026, les tarifs du prélèvement kilométrique sont à nouveau adaptés dans les trois Régions. En Région de Bruxelles-Capitale, les tarifs font l'objet d'une indexation annuelle. En Wallonie, ils sont modifiés conformément à une décision du conseil d'administration de la SOFICO approuvée par le Gouvernement wallon. La principale nouveauté concerne la Flandre, qui introduit une composante tarifaire liée aux émissions de CO₂ des véhicules, conformément à la directive européenne « Eurovignette ».
Aucune nouvelle route soumise au prélèvement kilométrique n'est ajoutée au réseau belge à compter du 1er juillet 2026.

Nouvelle classe d'émission CO₂ en Flandre

En Flandre, le tarif ne dépend désormais plus uniquement de la région traversée, de la masse maximale autorisée (MMA) et de la norme Euro du véhicule. À partir du 1er juillet 2026, une quatrième composante est introduite : la classe d'émission de CO₂. La classe d'émission de CO₂ est déterminée sur la base des caractéristiques techniques du véhicule, notamment de ses émissions de CO₂, ainsi que de sa date de première immatriculation. Elle est enregistrée dans le système OBU (On Board Unit) utilisé pour le calcul du prélèvement kilométrique. Les véhicules présentant les émissions de CO₂ les plus faibles bénéficient ainsi d'un tarif plus avantageux que les véhicules les plus polluants. Cinq classes d'émission de CO₂ sont désormais prévues. La classe 1 correspond aux véhicules les plus émetteurs, tandis que la classe 5 est réservée aux véhicules à zéro émission (ZEV). En règle générale, les véhicules immatriculés pour la première fois avant le 1er juillet 2019 sont automatiquement classés en classe 1.

Selon Viapass, cette catégorie représente actuellement environ 93 % du parc concerné.

Que doivent faire les entreprises ?

  • vérifier la classe d'émission CO₂ de leurs véhicules ;
  • déterminer cette classe au moyen du calculateur Viapass, sur la base du certificat d'immatriculation, du certificat de conformité (CoC) ou du Customer Information File ;
  • faire adapter les paramètres de leur OBU auprès de leur prestataire de services (Axxès, Satellic, Telepass, Toll4Europe, TotalEnergies/AS24 ou W.A.G.) ;
  • vérifier auprès de leur prestataire de services que les données relatives au véhicule sont correctement enregistrées dans l'OBU avant toute circulation après le 1er juillet 2026.

Les nouveaux tarifs sont automatiquement appliqués par les OBU des prestataires de services accrédités. Les transporteurs ont toutefois intérêt à vérifier, avant leurs prochains déplacements, que la classe d'émission de CO₂ de leurs véhicules est correctement enregistrée afin d'éviter toute erreur de tarification.
 
Pays-Bas
À partir du 1er juillet 2026, les Pays-Bas instaurent également un prélèvement kilométrique pour les poids lourds des catégories N2 et N3, qu'ils soient immatriculés aux Pays-Bas ou à l'étranger. L'Eurovignette cessera dès lors d'y être applicable. Les entreprises effectuant des transports entre la Belgique et les Pays-Bas doivent vérifier que leur OBU est compatible avec les deux systèmes ou, le cas échéant, s'équiper d'un appareil adéquat.

Pour plus d’informations : https://www.vrachtwagenheffing.nl/en/taxe-sur-les-poids-lourds-aux-pays-bas

OBU